29 juil. 2009

Petit mix en attendant la rentrée

AMANDA BLANK "Make it take it"
YUKSEK "Away from the sea" (The Twelves remix)
HOLY GHOST "I will come back"
SIMIAN MOBILE DISCO "Cruel intentions" (ft Beth Ditto)
AGORIA "Solarized" (ft Scalde)
CALVIN HARRIS "Ready For The Weekend" (High Contrast Remix)
ALESHA DIXON "The Boy Does Nothing" (Crazy Cousinz Remix)
DAN THE AUTOMATOR "Rapper's Delightz" (Van She Tech remix)
NNEKA "Heartbeat" (Chase & Status Remix)
RITON & PRIMARY 1 "Who's There"
VITALIC "Your disco song"
TIGA "Beep beep beep" (Soulwax edit)
SIMIAN MOBILE DISCO "Bad Blood" (ft. Alexis Taylor)
BACHELORETTE "Mindwrap"
EBONY BONES "When it rains"
JJ "From Africa To Málaga"
JACK PENATE "Tonight's today"

Télécharger la sélection

Retour de l'émission prévu le 26 Août.

24 juil. 2009

Franz Ferdinand + The Ting Tings

Arènes de Nimes, 21 Juillet 2009

Un peu perdu l'habitude d'aller à de gros concerts et qui en plus nécessitent de quitter Marseille, mais une fois n'est pas coutume, étant inconditionnel du groupe en tête d'affiche, je n'ai pas hésité une seconde.

Arrivé trop tard pour The Dodoz (qui sonnaient assez noisy de l'extérieur), la soirée commence les New Yorkais de The Virgins.

Strictement aucun souvenir de la seule écoute de leur album, si ce n'est l'agréable single "Rich girls", ce n'est pas l'épreuve de la scène qui les rendra plus mémorables.

Pas tant pour le coté poseur branleur qui a l'air de plaire aux pré-pubères des premiers rangs, mais d'avantage pour l'absence de mélodies vraiment marquantes, une voix assez quelconque et des emprunts assez lourds aux Strokes et aux Stones, un concentré de vide qui ne décolle jamais.

La suite par contre est une excellente surprise.

Les Ting Tings c'est déjà bien sur disque, leur album "We started nothing" ("On a rien inventé", joli pied de nez qu'on attendrait plus des puceaux précédents) est une mine de tubes frais et dansants qui tient mieux la route que bien des disques dits plus sérieux de l'an dernier.

En concert c'est encore mieux, ils ont beau n'être que deux, ils occupent intelligemment l'espace et adaptent très efficacement leurs morceaux pour une assistance qui aura du mal à rester assise.

Les chanceux dans la fosse apprécient les riffs de guitares funky et les danses frénétiques de la piquante Katie White et ne peuvent que s'incliner devant le tour de force du batteur Jules De Martino qui manie également claviers et sampler.

Des les premiers minutes leur complicité avec le public fait plaisir à voir et à entendre, comme ce petit speech lu par la chanteuse qui annonce avoir un français "merdique" et qu'elle allait nous faire danser comme des "ouf".

Chaque titre a son lot de gimmicks et de refrains accrocheurs, avec une puissance décuplée par rapport au cd.



L'enchaînement "We walk"/"Great DJ" du départ donne bien le ton d'un set festif absolument parfait dans le genre.

L'ambiance est idéalement chauffée pour les Ecossais que je n'avais pas revu depuis début 2005, lors de leur unique et improbable passage à Marseille, à la fac de Luminy et organisé par les suce-roues d'NRJ;

Leur premier concert vu d'eux, aux Eurockéennes de Belfort en 2004 reste un de mes plus forts souvenirs de festival et voir ce très large public me fait d'autant plus regretter que leur tourneur n'ait pas jugé bon de les faire jouer au moins une fois dans le coin.

Bref, joie non dissimulé de danser une bonne heure et demie sur les tubes de leurs trois albums, avec la confirmation que la classe et l'energie des débuts sont intacts.

"Nous sommes les Franz Ferdinand et nous allons vous faire kiffer" annonce goguenard le fringant Alex Kapranos et c'est le pied d'entrée avec le récent "No you girls" enchaîné avec l'incandescent "This fire" et l'énorme "Do you want to".

Ca fait même pas dix minutes qu'ils ont démarré que l'hystérie envahit la fosse et les gradins et, mis à part quelques titres relativement calmes comme "Auf achse" ou "Walk away", le rythme entre classiques et nouveautés est rondement mené.

On peut déplorer l'impasse sur le deuxième disque, j'aurais vraiment aimé pour ma part un petit "I'm your villain" ou "You're the reason why I am leaving" mais c'est vraiment là le seul bémol que j'avancerais.

Les nouveaux titres parfois décriés par les allergiques aux synthés sont aussi remuants que les plus vieux titres, la montée de "Ulysses" ou le groove presque glam de "What she came for" passent vraiment bien en live.

"Turn it on" et "Can't stop feeling" sont autant d'uppercuts qui scotchent dès les premières mesures mais la surprise qui en aura dérouté plus d'un, c'est le final "Lucid dreams".

Déjà alambiqué sur album, il marque une certaine rupture avec le rock immédiat d'un "Take me out" (toujours aussi redoutable au passage), passant de la danse à la transe avec une très longue boucle électro hypnotique que ne renierait pas un Nathan Fake.

Une fin qui interroge sur leur prochaine évolution sonique mais il reste une constante, ce groupe aux débuts fracassants donne toujours autant de plaisir à voir et à entendre, et a même tendance à se bonifier avec le temps.

9 juil. 2009

Tante Hortense + Ottilie

Paradox, 8 Juillet 2009

La chanson Française, nouvelle scène ou pas, et moi ça fait souvent deux, mais quelques exceptions dérogent à la règle et le label des Disques Bien en fait partie.

Sur la foi du souvenir d'une bonne soirée il y a quelques années avec David Scrima entre autres, c'est avec plaisir que je revois Tante Hortense dans cette salle intimiste du Paradox qui a la bonne idée de continuer à proposer des concerts en Juillet.
Ce que j'écrivais à l'époque vaut toujours aujourd'hui, si vous aimez les débuts de Mathieu Boogaerts et Katerine c'est vraiment un artiste à suivre, un barbu pas du tout barbant idéalement entouré de musiciens faussement nonchalants.

"Le bus 531" (très Pierre Vassiliu), "Amusante promenade", "L'âne (au-dessus de la femme)", extraits du récent "Plus cher" sont autant de pépites entre pop, folk et bossa nova qui donnent le sourire et font gentiment dodeliner.
Des mélodies toutes simples mais loin d'être simplistes sur lesquelles viennent se greffer de nombreux détails et beaucoup d'idées d'instrumentation, d'une simple flûte à un intermède à la scie aussi noisy que incongru.
Le public présent, souriant et conquis aura évidement droit à un rappel haut en couleurs.

Le second concert commence un chouïa trop tard (minuit en milieu de semaine, dur dur) pour être aussi attentif mais la charmante Ottilie saura nous faire rester avec un concert plein d'entrain.

Pas nécessairement des textes auquel j'accroche mais une voix agréable et un goût pour l'expérimentation assez poussé.
La manière très discrète qu'elle a d'utiliser sa pédale samples couplée à un batteur/percussionniste aussi à l'aise avec un djeumbé qu'une machine à écrire aboutissent à un set beaucoup plus riche qu'il n'y parait au départ.
Le morceau où elle répète "Un rêve, une étreinte" avec tous ces sons qui s'accumulent crescendo est assez impressionnant.
J'ai pour ma part préféré les morceaux où elle est à l'accordéon qu'à la guitare mais le moins que l'on puisse dire c'est que l'ensemble était généreux et peu convenu.

24 juin 2009

Emission du 24 Juin 2009

FELIX DA HOUSECAT "Elvi$"
CODEBREAKER "Follow Me" (The Juan Maclean Remix)
FEVER RAY "Triangle Walks" (Rex The Dog remix)
SALLY SHAPIRO "Miracle"
THE GOSSIP "Love Long Distance"
NOUVELLE VAGUE "Blister In The Sun"
DISCOVERY "Orange shirt"
CLIPSE "I'm Good" (ft. Pharrell)
JAY-Z "D.O.A. (Death Of Autotune)"
BUSDRIVER "Me - Time (With The Pulmonary Palimpsest)"
TERRY LYNN & JOHAN HUGO "Jamaican Girls"

Télécharger l'émission

10 juin 2009

Emission du 10 Juin 2009

LITTLE BOOTS "New in town"
THE COCKNBULLKID "Clean Apart"
PEACHES "Lose you"
COCOROSIE "Happy Eyez"
RAINBOW ARABIA "Kabukimono"
FRANZ FERDINAND "No You Girls" (Trentemoller Remix)
THE GOSSIP "Dimestore Diamond"
EBONY BONES "The muzik"
SMOOVE AND TURELL "You Don't Know"
NAOMI SHELTON & THE GOSPEL QUEENS "What Have You Done"
BUSDRIVER "Me - Time (With The Pulmonary Palimpsest)"
MOS DEF "Auditiorium" (Ft. Slick Rick)
EMPEROR MACHINE "You clapper"

Télécharger l'émission

3 juin 2009

Selection du 3 Juin 2009

FLORENCE AND THE MACHINE "You've got the love"
NOISETTES "Never forget you"
PETER BJORN AND JOHN "If it don't move me"
DARK NIGHT OF THE SOUL "Little girl" (ft. Julian Casablancas)
NAIVE NEW BEATERS "Live good"
DATA "One in a million"
FAZE ACTION "I wanna dancer"
PHOENIX "Liztomania" (Holy Ghost! Love Paris remix)
SEBASTIEN TELLIER "Kilometer" (Aeroplane Italo 84 remix)
DJ HELL "U can dance" (ft Brian Ferry)
THE FIELD "Everybody's got to learn sometimes"
MAJOR LAZER "Hold the line"
EBONY BONES "The muzik" (Lacrate remix)
BOY BETTER KNOW "Too many man"
BASHY "Who wants to be a millionaire"

Télécharger le mix

30 mai 2009

Selection du 27 Mai 2009

Pour une raison qui m'échappe Blogger a supprimé le post où figurait le mix de la semaine, que je vous propose néanmoins de télécharger ICI.

Si c'est amené à se reproduire, je pense que je serai obligé de migrer le site vers une autre plate-forme.

Par ailleurs, des soucis techniques et d'emploi du temps indépendants de ma volonté m'empêchent d'assurer l'émission au rythme hebdomadaire habituel mais j'espère pouvoir la continuer aussi longtemps que possible.

Merci de votre fidélité et à très vite.
Sami

NLF3 + Hypo&EDH + Andromakers

Embobineuse, 29 Mai 2009.

Affiche exclusivement Française cette fois mais toujours underground et d'un éclectisme de bon aloi pour cette pénultième soirée proposée par In The Garage.

C'est naturellement à l'Embobineuse que ça se passe avec trois groupes bien distincs les uns des autres.

Les transitions plateau très Mutant disco sont assurées par le dj Why Am I Mister Pink, déjà présent le premier soir et chargé de pallier à l'annulation de dernière minute de Lu&nl.


Le duo qui ouvre la soirée c'est Andromakers, deux jeunes Aixoises d'origine qui après s'être rencontrées dans un groupe de métal (!) font de la synth pop intimiste à la Au Revoir Simone.

Contrairement à ce que les titres de leur démo laissaient supposer Nadège est la seule à chanter ce soir, tout en jouant du clavier et du xylophone comme sa complice Lucille qui distille également des sons avec son laptop.

Pour qui aime les ambiances cotonneuses et éthérées des New Yorkaises précitées c'est très plaisant, plutôt bien composé malgré quelques emprunts très appuyés, et au niveau voix c'est plus que séduisant, on pense parfois aux envolées emphatiques d'une Jenny Wilson.

Quelques bémols cependant , des fins de morceaux assez abruptes, une reprise couci-couça des Smiths ("There is a light that never goes out" bien trop prise à la légère) et puis, plus flatteur pour les demoiselles, cela nous a paru bien court.

En tout cas c'est une découverte locale à suivre, prometteuse dans un créneau peu représenté dans le sud.

Hypo & EDH suivent, un duo mixte Parisien nettement plus difficile à suivre avec un set electro au départ minimal puis assez agressif, parfois dansant mais le plus souvent déroutant.

Coté plus, une maîtrise du mix indéniable avec des sons triturés à l'envi et enchaînés sans répit comme une course contre la montre avant l'apocalypse.

J'accroche moins au chant tristoune et assez monotone de la miss souvent à contre-temps des beats il est vrai très jusqueboutistes du producteur.

Dernier groupe et tête d'affiche du soir, NLF3 activistes de longue date qui m'étaient jusqu'à ce soir uniquement connus de nom.

Si leur nom peut faire penser à tort à une formation jazz, leur musique est résolument rock, post rock ou krautrock selon les titres qui évoquent tour à tour Tortoise, Battles ou Pram.

Pas forcément un genre que j'affectionne sur disque mais sur scène ça fonctionne bien, c'est souvent mélodique et pas trop tiré par les cheveux malgré l'inévitable coté intello de ce genre de groupe.

Ils chantonnent parfois des "la la la" et cognent des cowbells sans pour autant que ce soit super remuant mais dans l'ensemble j'ai bien apprécié.

28 mai 2009

Mahjongg + Rainbow Arabia

27 Mai 2009, La Bergerie.

Le festival B-Side continue sa programmation impeccable avec ce soir deux groupes étonnants et détonants, qui plus est dans un endroit inhabituel.


Rendez vous est donné à La Bergerie, une galerie d'art au design entre épure et vintage, étonnamment bien insonorisée et propre (seuls ceux qui se sont pris la gueule contre la porte vitrée ont moyennement apprécié).

Pas autant de monde qu'à la soirée d'ouverture mais entre le concert de Lightning Bolt d'un coté et la finale de Champions League de l'autre c'était prévisible.

On aura en tout cas rarement autant pensé que les absents ont toujours tort, tant la qualité de la soirée se dispute avec l'audace des programmatrices.

Après quelques bonnes sélections de Dj Gantelmi (Jon Spencer, Dj Shadow, Devo, et même Marie Et Les Garçons, peut être une dédicace aux fatigués qui trustent la banquette) place au duo Rainbow Arabia pour une demi heure complètement dingo.

Danny et Tiffany Preston forment un couple de multi instrumentistes surprenant, jouant principalement de claviers pour le monsieur au chapeau improbable et de percussions pour madame qui assure le chant.

Un timbre bien particulier, qui m'a parfois fait penser aux voix asiatiques de chez Blonde Redhead et Dengue Fever mais en fait la miss m'assurera après qu'elle a des origines Mexicaines et Polonaises (!).

Musicalement difficile à résumer mais très facile d'accès pour qui aime le groove dans toutes ses formes, un mélange de punk DIY, d'afro beat, d'electro cheap jovial et inventif, tellement bien fait qu'on trouvera la prestation bien trop courte à notre goût.

Avec quelques tubes évidents ("Omar K", "Kabukimono") des transitions bien dépaysantes entre les morceaux et un décorum tropical qui donne clairement envie de vacances, ça commence très fort.

Mahjongg étaient déjà passé à Marseille à l'automne dernier, je m'étais un peu mordu les doigts de les avoir raté après coup.

Leur musique est tout aussi riche mais encore plus dansante et tient dans ses meilleurs moments de la folie furieuse qui anime les Chk Chk Chk.

Soit une certaine idée du punk funk ambiance fin du monde totalement débridé, un vacarme hypnotique, une transe encore plus impossible à étiqueter.

Le quatuor de Chicago , trois forces de la nature aux claviers ou machines plus un incroyable batteur, semble incontrôlable et infatigable et affole les sens comme peu.

Si les moins curieux (ou plus rationnels c'est selon) sont rapidement déroutés, les premiers rangs sont totalement déchainés, épuisés et conquis, ahuris d'une telle débauche d'énergie.

Une baffe de plus à mettre au crédit de In The Garage à qui nos hanches disent mille fois merci.

25 mai 2009

Madlib + Egon

Cabaret Aleatoire, 24 Mai 2009.

Beaucoup plus que monde que pour Cut Chemist en milieu de semaine, le public hip hop est venu en nombre pour ce plateau "Funk is not dead" alléchant sur le papier mais très loin de convaincre.

C'est le manageur du label Stone Throw Egon qui ouvre la soirée avec une sélection de galettes obscures venant aussi bien d'Afrique que d'Amérique du sud, du funk bien sûr mais également du jazz, beaucoup de percussions, du tout bon pour mettre dans l'ambiance, un peu dans le style de ce qu'avait joué Gilles Peterson à Marsatac l'an dernier.

Il communique beaucoup avec le public, peut être un peu trop à la longue, quasiment une invective entre chaque morceau qui cassent plus le rythme qu'autre chose.

La tête d'affiche de la soirée prend la suite sous l'ovation admirative de ses fans qui l'attendent un peu comme le méssie.

Il faut dire qu'Otis Jackson Jr communément connu sous le nom de Madlib est parmi les producteurs les plus talentueux de la décennie en cours, fort de ses collaborations avec Jaydee, MF Doom ou encore Talib Kweli avec un son reconnaissable entre mille.

Si son génie ne fait plus l'ombre d'un doute sur disque, aux platines ce soir il est un peu l'ombre de lui-même, une amère deception.

Étonnés de le voir utiliser des cd's plutôt que des vinyles, on est rapidement désappointés par sa façon d'enchaîner des morceaux pourtant excellents (ah ce "Can't hold on" de Med).

Très peu de valeur ajoutée, un pitch par ici, un scratch par là, mais surtout aucune fluidité dans les transitions et de nombreux blancs indignes d'un artiste de ce rang.

Si on a malheureusement l'habitude de voir des pointures du micro venir cachetonner en faisant le strict minimum, on ne s'attendait quand même pas à un poussage de disques (parler de mix serait inapproprié) exécuté avec une telle désinvolture pour rester poli.

La salle se vide progressivement sans que jamais l'ambiance ne décolle, les plus fanatiques se contenteront de reconnaître des classiques que n'importe que dj du coin aurait mieux amené.

Le funk n'est certes pas mort ce soir mais un mythe (de studio) s'est indéniablement effondré, un dimanche à vite oublier.