23 déc. 2009

Emission du 23 Decembre 2009 (speciale vintage)

STEELY DAN "Do it again"
RODRIGUEZ "Sugar man"
BABE RUTH "The Mexican"
SPIRIT "Fresh Garbage"
HEART "Crazy on you"
BELLE EPOQUE "Miss Broadway"
LENE LOVICH "Lucky number"
SPARKS "Beat the clock"
SQUEEZE "Cool for cats"
HAIRCUT 100 "Favorite shirts"
AZTEC CAMERA "Oblivious"
PAUL MC CARTNEY & WINGS "Goodnight Tonight"

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16 déc. 2009

Emission du 16 Decembre 2009

THE SLEW "It's all over"
THE BIG PINK "Velvet"
TURZI "Baltimore" (ft Bobbie Gillepsie)
WILD PALMS "Over time"
O.CHILDREN "Dead Disco Dancer"
ELIZABETH FRASER "Moses"
LIGHTNING DUST "Never Seen"
TORO Y MOI "Blessa"
NOTES "Control"
THE KINDNESS "Swinging party"
LINDSTROM & CHRISTABELLE "Music In My Mind"
PORTISHEAD "Chase The Tear"

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9 déc. 2009

Emission du 9 Décembre 2009

ELIZABETH FRASER "Moses"
DANTON EEPROM "Give me pain"
HOT CHIP "One life stand"
TORO Y MOI "Low Shoulder"
FAN DEATH "Cannibal"
KOUDLAM "See You All"
KOKO VON NAPOO "June"
THE HEAVY "How You Like Me Now?" (Joker remix)
SIMIAN MOBILE DISCO "Cruel intentions" (Joker remix)
SANDRA NKAKE "La Mauvaise Réputation" (Blackjoy Remix)
BURAKA SOM SISTEMA "Restless"
MALUCA "El Tigeraso"

Jeffrey Lewis & The Junkyard

L'embobineuse, 8 Décembre 2009.

Il faut louer à L'Embobineuse, en plus d'avoir une programmation des plus expérimentales, d'avoir reçu cette année quelques unes de plus belles affiches indé, à des prix dérisoires.
De la claque Evangelista en début d'année en passant par le festival B-Side et ce soir Jeffrey Lewis & The Junkyard, un sans faute couronné de succès en ce mardi soir car malgré le froid et le foot, la salle était presque pleine.
Difficile de savoir par contre combien il y avait de Marseillais dans la salle ce soir, la vingtaine d'habitués de ce genre de concerts était aux abonnés absents, mais le trio New Yorkais semble avoir acquis un public solide au fil des albums et des tournées (dont une cet été au festival MIDI à Hyères).

Une soirée généreuse et d'une rare intensité, qui restera dans les mémoires des chanceux et (nombreuses) chanceuses présents.

N'étant pas familier de leur discographie, je suppose qu'une grande partie des titres étaient issus du récent "Em Are I", qui s'éloigne de l'étiquette quelque peu étriquée anti-folk qui colle au groupe depuis leurs débuts avec les Moldy Peaches.

On a affaire à des faux branleurs et vrais bons rockeurs qui sous leur air nonchalant sont de vraies bêtes de scène, aussi à l'aise dans la ballade countrysante que le brûlot punk (leur précédent LP était d'ailleurs un disque de reprises des mythiques Crass), il y a du Pavement et du Sonic Youth chez eux, avec un charisme et une personnalité néanmoins très forts qui emporte tout sur son passage.

L'ambiance dans les premiers rangs est excellente, on sent une vraie complicité accentuée par pas mal de blagues ou anecdotes sur leurs différents groupes amis comme les Wave Pictures dont le batteur et le bassiste arborent un t-shirt.

Et comme le leader est également dessinateur, quelques morceaux plus racontés que chantés sont l'occasion de projeter certains de ses comic book.
De mémoire, une histoire abracadabrante de cerveau mutant qui croise un dinosaure, et une adaptation très libre de l'histoire de l'Union Soviétique (les terminale S ont du
apprécier).

Le concert semble ne jamais se terminer, avec un rappel d'au moins 5-6 titres, laissant ensuite place à un dj inspiré enchainer sur du post punk à la Bush Tetras, tandis que le stand de disques et bandes dessinées est assailli par un public plus que conquis.

2 déc. 2009

Emission du 2 Décembre 2009

TEGAN & SARA "The cure"
TWO DOOR CINEMA CLUB "Something Good Can Work"
VAMPIRE WEEKEND "Cousins"
PENGUIN PRISON "A Funny Thing"
LINDSTROM & CHRISTABELLE "Lovesick"
NOTES "Control"
DELPHIC "This Momentary"
PIXELTAN "Scatter"
KID SISTER "Get Fresh"
BLAKROC "Ain’t Nothing Like You"(ft. Jim Jones & Mos Def)
THE SLEW "You Turn Me Cold"
JAGA JAZZIST "One-Armed Bandit"

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25 nov. 2009

Emission du 25 Novembre 2009

ASOBI SEKSU "Transparence"
BEACH HOUSE "Norway"
CHARLOTTE GAINSBOURG "Heaven Can Wait" (ft. Beck)
PLASTISCINES "Camera"
SOUVENIR "Drums, Sex and Dance"
NASSER "Come on"
SEBASTIEN TELLIER "Fingers Of Steel" (Penguin Prison Mix)
SIA "You've changed"
DANTON EEPROM "Lost in music" (ft Erika Foster)
BLAKROC "On The Vista" (ft. Mos Def)
KID SISTER "Big n bad"
CROOKERS "No Security" (ft. Kelis)

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22 nov. 2009

Hans Joachim Roedelius

Leda Atomica Musique, 20 Novembre 2009.

Prétendre connaître l'oeuvre foisonnante d'Hans Joachim Roedelius serait mentir mais son disque "Zuckerzeit"enregistré au sein de Cluster fait partie des disques qui m'ont initié au Krautrock, genre majeur des années 70.

Alors qu'il a récement sorti un album avec son comparse et prépare une tournée avec Tortoise, le Berlinois (qui a aussi collaboré avec Brian Eno et ne semble absolument pas hautain malgré son statut) vient interpréter quelques pièces de son répertoire solo dans cette salle intimiste et accueillante.

Point de boucles métronomiques et psychédéliques dans cette prestation, on est plus proche du spoken word habité, qui me fait regretter de ne pas avoir perservéré plus jeune dans l'apprentissage de l'Allemand afin de saisir les subtilités de ses textes.

Une interrogation sur l'époque revenait souvent ("Was ist das ? Die Zeit ?" ou quelque chose dans le genre) mais dans l'ensemble j'ai préféré me laisser captiver par cette voix grave et posée et la musique, jouée ou samplée, des plus mélancoliques.

Il s'accompagne sobrement d'ambiances pré-enregistrées qui rappellent un peu "Twin Peaks" et joue sur son clavier des mélodies atmosphériques avec retenue et une remarquable utilisation des silences.

Pas forcément facile de retranscrire hors contexte mais la poignée de connaisseurs et de curieux présents ce soir ont tous apprécié ce moment complice et érudit.

18 nov. 2009

Emission du 18 Novembre 2009

BOY CRISIS "Dressed To Digress"
TWO DOOR CINEMA CLUB "I can talk"
BEAR IN HEAVEN "Lovesick Teenagers"
THE XX "Teardrops"
O. CHILDREN "Dead Disco Dancer"
SOUVENIR "Monkey see monkey do"
ARMAND VAN HELDEN & A-TRAK PRESENT DUCK SAUCE "Anyway"
LINDSTROM & CHRISTABELLE "Baby Can't Stop"
O'SPADA " Ten Strikes"
PARALLEL DANCE ENSEMBLE "Turtle Pizza Cadillac" (Yam Who Rework)
WALE "TV in the radio" (ft K'Naan)
SWAY "Mercedez Benz"

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11 nov. 2009

Sélection du 11 Novembre 2009

Pas d'émission en ce jour férié mais une sélection de quelques uns des meilleurs remixes de ces dernières semaines.

AU REVOIR SIMONE "Another Likely Story" (Aeroplane Remix)
GOLDEN SILVERS "True Romance" (Penguin Prison Remix)
FEVER RAY "Seven" (The Twelves Remix)
YUKSEK "So Far Away From The Sea" (The Twelves Remix)
YEAH YEAH YEAHS "Heads Will Roll" (A-Trak Remix)
KID SISTER "Right Hand Hi" (Caspa Remix)
MSTRKRFT "Bounce" (Doorly Remix)
SIMIAN MOBILE DISCO "Cruel Intentions" (Joker Remix)
LA ROUX "Bulletproof" (Zinc Remix)
LADYHAWKE "Magic" (Classixx version)
DANTON EEPROM "Lost in music" (ft Erika Foster)
SUB FOCUS "Could this be real"
SAINT ETIENNE "Only Love Can Break Your Heart" (Richard X Extended Remix)

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4 nov. 2009

Emission du 4 Novembre 2009

MY ROBOT FRIEND "Waiting" (ft. Alison Moyet)
DANTON EEPROM "Lost in music" (ft. Erika Foster)
LINDSTROM & CHRISTABELLE "Baby can't stop"
FEVER RAY "Seven" (The Twelves Remix)
JOAKIM "Ad me"
FLAIRS "Truckers Delight"
DO MAY SAY THINK "Do"
EBONY BONES! "When it rains"
MAYER HAWTHORNE "Make her mine"
BREAKESTRA "Get it right"
PEOPLE UNDER THE STAIRS "Trippin' At The Disco"

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1 nov. 2009

Just Jack + Wave Machines

29 Octobre 2009, Cabaret Aléatoire.

Très bonne affluence ce soir pour des concerts ma foi bien agréables.

A la base je m'étais davantage déplacé pour la première partie, ayant bien apprécié "Wave If You're Really There" premier album des Wave Machines dont c'est la première venue à Marseille.
Ce quatuor de Liverpool est parfois comparé à MGMT dont ils partagent un goût pour les sons psychédéliques mais sont pour l'instant bien moins médiatisés.
Un live un peu court où ils joueront surtout leurs titres les plus directs, du funk raide de Keep the lights on" au robotique "I Go I Go I Go".
On pense parfois à Metronomy pour le coté bizarre ou Vampire Weekend pour la voix haut perchée mais il leur manque peut être des chansons plus marquantes pour dépasser le stade du "sympa sans plus" qui semble être le sentiment général dans le public.
Ou peut être un peu plus de patate pour faire bouger la foule, mais ça ne semble pas être la priorité de ces slackers dont le dernier (épatant) titre dit "Where is my punk spirit when I need it ?".
A suivre néanmoins, voire revoir en tête d'affiche où ils se lâchent peut être un peu plus.

Le seul disque (le deuxième) que j'avais pu écouter de Just Jack m'avait laissé une impression mitigée (de bonnes idées un poil trop enrobées FM), mais j'avais eu de bons échos de son concert aux dernières Eurockéennes.
Assez surpris qu'il ait pu rameuter autant de monde, un public jeune et participatif, à l'exception des midinettes qui viennent non plus pour prendre des photos avec leur téléphone mais passent leur temps à SE prendre en photo, drôle de tendance.
Un peu molle au départ, l'ambiance est devenue progressivement très bonne ce qui n'est que justice vu le show que propose l'Anglais.
Deux choses frappent d'entrée, la ressemblance frappante du chanteur au teint blanchâtre avec l'acteur qui joue Barney dans la série "How I met Your Mother" et un accent Cockney au moins aussi poussé que ceux de The Streets et des Stereo MC's.
Le groupe qui l'accompagne est efficace et sa choriste soul très charmante, on les sent soudés et rodés à l'exercice, mettant bien en valeur leur leader.
Un peu surpris qu'ils jouent "Writer's Block" dès le début, le morceau qui les a fait découvrir mais le reste est pas mal non plus.
Très à l'aise dans le mélange des genres on passe d'un titre hip pop à un autre plus disco ou ska sans que l'ensemble sonne décousu.
Pas mal de tubes font leur effet, les plus acclamés furent "Stars in the eyes" et "Goth in the disco", j'ai pour ma part bien aimé qu'il inclue dans un de ses titres une reprise au mélotron du "Drop the pressure" de Mylo, inattendu et assez jouissif sur le moment.
Moins aimé les titres ambiance Emo avec des violons synthétiques et pathos dans la voix, mais dans l'ensemble c'était festif et sans prétention.

28 oct. 2009

Emission du 28 Octobre 2009

YOUR TWENTIES "Caught Wheel"
THE DRUMS "Let's Go Surfing"
DEVENDRA BANHART "16th & Valencia Roxy Music"
THE LEGENDARY TIGERMAN "These Boots Are Made For Walkin'"
DANTON EEPROM "Thanks For Nothing"
SAINT ETIENNE "Girl VII" (Richard X Remix)
JUPITER "Starlighter"
FAKE BLOOD "I Think I Like It"
KID SISTER "Control"
PRINCESS NYAH "Big boys"
LETHAL BIZZLE "Lost My Mind"
THE PHENOMENAL HANDCLAP BAND "Baby"

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25 oct. 2009

Fiesta des suds (3/3)

24 Octobre 2009, dock des suds.

L'édition 2009 de la Fiesta des Suds se termine comme elle a commencé, avec des artistes très grand public.
Pas initialement prévu de m'y rendre après la grosse soirée electro de la veille mais invité et appréciant les deux têtes d'affiche, pourquoi pas.

Jamais vu Christophe jusque là, dont les interviews et le personnage m'intéresse souvent plus que ses disques.
Jamais réussi non plus a en écouter un album en entier, mais quand même séduit par ses choix musicaux et sa poésie, loin de la variété avariée de pas mal de ses contemporains (dont le fameux vendeur de lunettes qui remplit le Dôme ce même soir).
C'est peut être sa voix aiguë (que Luz comparait à celle d'un personnage de manga) qui m'a toujours empêché d'adhérer totalement mais sur scène je dois dire qu'il a une certaine classe.

Avec son look et sa posture de dandy il a une aura installe attention et respect des les premières secondes.
Sans atteindre les arrangements parfois très ambitieux des disques, les musiciens qui l'entourent sont sobres et inventifs et offrent un écrin parfait pour son chant.

Il commence avec son titre-signature "Le beau bizarre" puis enchaîne avec un récent titre tout aussi habité "Mal comme".
Rarement vu un public aussi captivé, il y a bien quelques lourdauds qui demanderont "Les mots bleus" vers la fin mais l'ambiance est pas aussi beauf que j'avais pu le déploré pour Bashung par exemple.

Parmi les titres récents, l'épatant "Tandis que" et l'intense "Comme un interdit" semble avoir vraiment plu, mais ce sont évidement ses titres 60's et 70's qui raflent la mise.
Si j'ai bien aimé "Les paradis perdus", "Le Dernier des Bevilacqua" ou son tube "Señorita" accompagné d'une seule guitare acoustique, d'autres plus kitch m'ont a mieux amusé ("Aline", "Succès fou", "Les Marionnettes") mais comme tout le monde son interprétation aérienne des "Mots Bleus" m'a plus que convaincu.


La suite sur la grande scène, c'est avec un habitué de la Fiesta que j'avais vu lors de son passage en 2004, Khaled.
Concert assez similaire dans une ambiance familiale, avec une revue non exhaustive de ses succès des 90's, de "Chebba" à "Oualou Oualou" en passant par l'inévitable "Didi".

Des titres très festifs joués par un groupe partagé entre instruments orientaux comme son fidéle joueur d'Oud et d'autres musiciens qui ont probablement des bases funk.
D'autres morceaux, plus introspectifs, permettent d'apprécier une nouvelle fois cette voix puissante et parfois mélancolique qui tranche avec son sourire sans cesse arboré.



Pour ne pas gâcher mon plaisir, encore présent, je me suis permis de partir avant la fin, au rappel, me souvenant qu'il finissait avec "Aicha" qui me sera toujours insupportable.

Et également pour ne pas rater le début du set de Edu K, dj Brésilien dont on attribue la paternité du Baile Funk, genre que j'adore.
L'idée d'enfin danser sur ce son hybride, sorte de Dancehall des Favelas m'enthousiasmait fortement mais il faudra déchanter, soit il a complètement changé de style, soit il adapte son set au public Européen, mais ça n'a pas grand chose à voir avec ses disques.
Ce n'est pas si décevant, une bonne house des familles, bien dansante, avec ici et là quelques percussions, vocaux et sonorités couleur locale, mais rien de vraiment métissé et un son finalement très linéaire, dommage.

Fiesta des suds (2/3)

23 Octobre 2009, Dock des suds.

Soirée placée sous le signe des musique électroniques avec une affluence moindre et plus jeune que la semaine dernière.

C'est l'occasion d'enfin revoir Rinôcérôse sur une scène Marseillaise, le dernier passage des Montpellierains remonte déjà à 2002 mais j'avais eu l'occasion de les voir en 2005 dans un Pont Du Gard survolté.
Ce n'était pas vraiment le cas ce soir, ambiance sympathique mais pas vraiment débridée, tout comme c'était le cas à l'Espace Julien.
Qu'à cela ne tienne, une fois encore, le concert est des plus efficaces, avec un son bien maîtrisé.

Si elle a un peu évolué avec la présence de chanteurs, la recette du duo Patou/Jean Philippe reste inchangée, des beats house qui tapent fort et des grosses guitares, un batteur tapageur, un trip hédoniste relevé par des intervenants en pleine forme
.

Le guitariste additionnel Florian chante sur quelques morceaux dont le très Mancunien "Where you from", Bnann Watts (des Infadels) harangue le public sur deux titres dont le furibard "Cubicle" et l'hysterique Jessie Chaton est encore de la partie, quelques semaines après le live de General Elektriks dans ces mêmes lieux.
Que ce soit sur "Bitch" ou sur "Touch me" sa présence féline est indéniablement un plus, une touche glam sexy et hilarante, qui donne envie de le revoir avec son groupe Fancy.



Les autres titres, instrumentaux ou basés sur des samples comme "Fucky funky music" et "Music kills me" sont l'occasion de d'avantage se concentrer sur le talent des musiciens et les visuels cinématiques qui vont avec.
Et s'ils font l'impasse sur leur premier tube (de 98 déjà) "Le Mobilier", ils n'oublient pas de jouer leur toujours tourbillonnante "Guitaristic house organisation" qui reste le morceau que je préfère d'eux.

.Le reste de la programmation de ce soir ce sont essentiellement des dj's, sur deux salles et deux ambiances différentes.
Habitués des soirées marseillaises comme Relatif Yann et Phred dans une veine nu-disco plaisante, on y reconnaît des remixes d'Antena ou Datarock.
Chris Liebling évolue plus dans un style techno, assez hypnotique mais lassante pour le non initié que je suis, chargé de préparer le terrain pour la légende Josh Wink que je n'aurai pas la force d'attendre.

Gros coup de coeur pour le duo Parisien Loo & Placido qui ont mis le feu au dancefloor avec leur mix nerveux et déstructuré.
La salle étant assez petite, l'ambiance n'en est que plus déchaînée pour ces émules de Diplo ou Switch .
Le mélange accapella de tubes rap ou rock plaqué sur de l'electro a beau ne plus être révolutionnaire il a encore son sens avec ces enérgumènes masqués qui ne refusent aucun excès, à suivre absolument.

21 oct. 2009

Emission du 21 Octobre 2009

VAMPIRE WEEKEND "Horcha"
BAD LIEUTENANT "Poisonous Intent"
BENJAMIN BIOLAY "Brandt Raphsodie" (avec Jeanne Cherhal)
CHARLOTTE GAINSBOURG "IRM"
JESSICA 6 "Fun girl"
ANNIE "Don't stop"
J*DAVEY "End of Your World (Mama's Back)"
N.E.R.D "Soldier" (Ft. Santigold)
SUB FOCUS "Could This Be Real"
CHROMEO "Night By Night" (Skream Remix)
PAROV STELAR "Fleur De Lille"

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18 oct. 2009

Fiesta des Suds (1/3)

Docks des suds, 17 Octobre 2009

Soirée assez décevante en ce qui me concerne.

N'ayant pas trouvé sur le site de la Fiesta l'ordre de passage des groupes mais en me souvenant que les années précédentes les têtes d'affiches (Patti Smith, Herbie Hancock...) jouaient tôt je pensais bien faire en arrivant en début de soirée sur le site.
Et là, premier couac, Nina Hagen ne joue qu'à minuit, et toute sortie est définitive, le temps risque de paraître long sans autres groupes qui m'intéressent vraiment.

Crainte un peu dissipée avec le bon (quoique court) concert de Féfé, ex-Saian Supa Crew dont j'ai aimé les disques et concerts.
Pas encore écouté son album solo, c'est donc avec curiosité que je découvre sa nouvelle direction musicale, plus folk-blues que rap, dans un style qui rappelle un peu ce qu'à fait Everlast après House Of Pain.
Rien de vraiment extraordinaire mais c'est mélodique, touchant, frais, bien agréable.
Ses morceaux "Jeune à la retraite", "Clichés", "Dans ma rue" sont entraînants tout comme ses reprises ("The way you make me feel" de Michael Jackson, "I got a woman" de Ray Charles), malgré un accent couci-couça.
Une demi surprise parce pas très éloignée de ce qu'il avait commencé avec son crew, peut être davantage appréciable dans une salle plus intime (il passe le 28 au Nomad Café).

La suite est embarrassante, le chapiteau se remplit pour Caravan Palace dont le succès sur disque m'avait déjà paru disproportionné.
Une musique totalement décorative, du genre de celles qui pourrissent les compilations lounge, mélange de jazz manouche et d'electro sans aspérités et sans âme.
Visuellement on les croirait sortis d'un film de Jeunet ou Christophe Honoré tandis que musicalement (enfin, c'est un grand mot) c'est un mix indigeste entre Pink Martini et Lou Bega ou J-Five, un cauchemar que je n'ai pu subir plus d'une demi heure.

Du coup, même si ce n'était pas à priori ma tasse de thé, j'ai bien apprécié dans la petite salle (pas très remplie hélas) les Réunionnais de Baster.
Ne comprenant ni le Créole ni ne connaissant rien de la "Figure mythique du reggae Maloya", j'ai juste bien aimé le coté chaloupé de leur musique qui sonnait authentique, elle.

Minuit arrive enfin, l'heure de voir pour la première (et dernière c'est certain) fois la figure emblématique du rock Allemand pré-chute du mur.
Trop jeune pour l'avoir vu à sa grande époque, je suis comme la plupart décontenancé par les premières minutes du concert.
Ce n'est pas une icône punk qui débarque mais une folkeuse évangéliste des plus embarrassantes, guitare acoustique à la main et subversion absente.
On croit à une mauvaise blague mais elle s'éternise sur la moitié du show, plus proche d'un Patrick "Jésus revient" Bouchitey que des psaumes chantés par Nick Cave, dur dur.
Là où un "Ave maria" (assez beau) aurait largement suffi pour faire passer son message, on aura droit entre deux diatribes anti nucléaires bien naïves à du préchi précha interminable.
Dommage pour les autres reprises, plutôt réussies de "Killer" d'Adamsky (le seul bon morceau jamais chanté par Seal), "Hasta siempre Che Guevara", "Riders on the storm", ou un "My way" Sid Viciousien.



Regrettable également que son répertoire original soit si peu revisité, les toujours fantasques "Hold me" et "Berlin" ne font pas oublier l'absence étonnante de son "African reggae".
Pas de huée pour cette autrefois grande provocatrice mais des silences gênés et des têtes qui en disaient long sur la déception générale, sheiße !

Une seule consolation dans cette soirée mitigée, le son, si critiquable lors de Marsatac, était très correct pour chacun des concerts, espérons que pour les prochains soirs le reste suivra.

14 oct. 2009

Emission du 14 Octobre 2009 (spéciale vintage)

IT'S IMMATERIAL "Driving Away From Home"
THE HIGSONS "Run me down"
THE APOLLINAIRES "The feeling´s gone"
RIP RIG AND PANIC "You're my kind of climate"
BANANARAMA "Aie a mwana"
TALKING HEADS "I Zimbra"
NINA HAGEN "African reggae"
AIT MESLAYENE "El Fen"
BOLIVAR "Merengue"
JORGE BEN "Ponta de Lança Africano"
SERGIO MENDES & BRASIL '66 "Roda"
ISABELLE AUBRET "La ville est là"


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7 oct. 2009

Emission du 7 Octobre 2009

PRINCETON "Shoot It Out"
DEAD MAN'S BONES "Pa pa power"
KINGS OF CONVENIENCE "Mrs Cold"
TAKEN BY TREES "My Boys"
ZEEP "Ghost town"
BEBEL GILBERTO "Chica Chica Boom Chic"
THE HEAVY "How You Like Me Now"
BREAKESTRA "Come on over" (ft. Afrodyete)
PAROV STELAR "Distance" (ft. Lylith)
VITALIC "Poison lips"
LADYHAWKE "Magic" (Classixx version)
MAYER HAWTHORNE "Green Eyed Love" (Classixx Remix)


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3 oct. 2009

Pony Pony Run Run + Magickrew

Vendredi 2 Octobre 2009, Cabaret Aléatoire.

Surprise en arrivant (juste à l'heure, d'où la qualité douteuse des photos), le concert de ce soir affiche complet.


C'est assez rare pour être signalé, qui plus est pour un groupe avec un seul album à son actif. Originaires d'Angers, les Pony Pony Run Run décrochent assez tôt un succès que ses modèles Phoenix ou Tahiti 80 se sont forgé avec le temps.

Une pop pas bien originale mais assez efficace, qui nous en touche une sans faire bouger l'autre, mais régale la (très) jeune assistance.
On n'est pas très friand de la voix trainarde et des synthés aux sonorités souvent très cheap mais il faut reconnaître que cela tient relativement la route sur scène, bonne dynamique, jeu "carré".

Et leur single "Hey you" (apparemment matraqué sur de grandes radios) n'aurait pas dépareillé sur un des premiers albums des groupes précités, c'est frais et dansant à souhait.


Pas le temps de s'ennuyer mais un peu agacé que le public ne soit pas resté très longtemps pour les djettes d'après.

Les craquantes et érudites Estelle, Faustine et Miriem du magazine Magic (un des rares qui parle encore exclusivement de musique plus ou moins indé) ont régalé les plus curieux avec une sélection volontairement peu pointue mais sans doute pas assez racoleuse pour empêcher la piste de se vider et détourner les hordes de groupies qui ne restaient que pour approcher les membres du groupe.

On constate aussi que beaucoup restent pas loin de la salle squatter les fauteuils dans le hall, pas forcément l'audience que les miss méritaient.
Mais bon même peu nombreux, on ne va pas bouder notre plaisir pour autant, danser sur des hits mêmes entendus mille fois dans des salles plus petites, de Violent Femmes à Dandy Warhols en passant par CSS, Hot Chip, Hercules & Love Affair (l'enchaînement apparemment involontaire de leur "Blind" avec Amadou & Mariam m'a fait beaucoup rire), Sir Mix-A-Lot ou Sefyu (eh oui), discuter avec ces consœurs et repartir avec des cd's et vinyles ne nous ont nullement fait regretter d'être restés jusqu'au bout.

30 sept. 2009

Emission du 30 Septembre 2009

ROSE ELINOR DOUGALL "Fallen Over"
MELANIE PAIN "Everything I know"
THE RAVEONETTES "Breaking Into Cars"
THE XX "Islands"
ANYTHING MARIA "3 Minutes 30"
ANDROMAKERS "Electricity"
AU REVOIR SIMONE "Another Likely Story" (Aeroplane Remix)
CHROMEO "Night by night"
BASEMENT JAXX "She s No Good" (ft. Eli Paperboy Reed)
FEDDE LE GRAND "Feel Alive" (ft Will.I.Am)
KID CUDI "Up, Up, And Away"
DIZZEE RASCAL "Dirtee Cash"
INNER CITY "Big Fun"

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27 sept. 2009

Marsatac 2009 (3/3)

26 Septembre 2009, Docks Des Suds.

Troisième soir à dominante pop, rock et electro et encore une fois de très bonnes choses à voir et à entendre.

Il fallait là tôt pour ne pas rater les Andromakers qui, grace à un concours d'une marque de téléphonie, ont eu la chance d'ouvrir la scène "Jeunes Talents" après m'avoir fait une bonne impression il y a quelques mois à l'Embobineuse, au plus modeste dans les moyens mais très recommendable festival B-Side.

Impression confirmée ce soir, ces Aixoises sont promises à tous les honneurs avec leur electro-pop n'a pas grand chose à envier aux groupes Anglo Saxons du même genre, même si l'influence de leurs modèles est encore un peu pesante par moments.
Mais presque tout est déjà là, des chansons aigre-douces intimistes, vaporeuses, rêveuses et même un peu dansantes par moment.
La seduction opère aussi grace à un chant étonament mature et des arrangements sobres mais pas cheap pour un sou.

Si la fin du concert, parasitée par le brouhaha de la grande scène d'à coté, était un peu délicate à gérer par les demoiselles, elles s'en néanmoins sorties comme des pro et ont même gratifié les derniers conquis d'un beau rappel.
Souhaitons leur d'encore progresser et c'est sans nul doute qu'un jour ou l'autre elles n'auront nul besoin de tremplin pour s'inviter à l'affiche.

Bon Archive, je n'ai pas tenu plus d'un morceau, la plupart des gens étaient là pour eux et avaient l'air à fond, donc vous en aurez forcément un écho favorable ici ou là.

Un petit tour sur la scène Pharo pour un autre groupe déjà vu cette année, le trio post-punk/new wave Battant dont le set millimétré et ultra-court au Cabaret Aleatoire entre deux longs dj sets n'avait pas manquer de faire jaser.
Dans le cadre d'un festival et en même temps que l'autre baudruche d'à coté ça passe mieux.
Pas de grosse différence avec le disque, c'est sec, nerveux, ultra-référencé 80's, et les gesticulations de la chanteuse en mini-short et aux accents Siouxsie sont agréables à regarder, manque juste un bon batteur pour dynamiter l'ensemble.

On les quitte un peu avant la fin pour ne pas rater les délicieuses Au Revoir Simone qui était pour ma part un des groupes que j'attendais le plus sur cette édition.
Objectivement le son n'était vraiment pas à la hauteur, le choix même de les faire jouer dans un si grand chapiteau m'échappe, malgré des efforts pour bien se placer on se retrouve avec plein de lourdauds bourrés et peu concernés qui ne méritent pas le charme et les mélodies lumineuses du trio.

Même plombée par de facheux problêmes techniques, la prestation est un beau moment, les chansons (touchées par la grace sur disque) les plus directes de leur répertoire sont privilégiées, telles "Another likely story", "Shadows", "Sad song" et un "Take me as I am" que l'on prendrait volontiers au mot.
Un plaisir pour les fans donc, sans doute un peu ennuyeux pour les non initiés, gageons que l'on pourra les revoir dans le coin dans de meilleures conditions

Art Brut était l'autre groupe que j'avais hâte de découvrir sur scène, pas forcément fou de leurs albums mais assez excité par l'energie punk du combo et le bagout inénarrable de leur leader Eddie Argos.
Ca joue très fort, trop pour certains, il y a bien des pogos aux premiers rangs mais ailleurs c'est assez sage et clairsemé.
J'ai pour ma part beaucoup aimé ce groupe un peu à part dans la scène Anglaise actuelle, fidèle au coté je m'en foutiste mais j'envoie la sauce, le seul bémol serait peut être de ne pas saisir toutes les subtilités des paroles, souvent hilarantes, en live tant les guitares ont définitivement le dessus sur le reste.

Dernier live de la soirée en ce qui me concerne (j'aurais beaucoup aimé danser sur Felix Da Housecat mais la fatigue accumulée sur les trois jours aura eu raison de mes pieds), le Versaillais Etienne De Crecy dont on nous avait annoncé en conférence de presse un show très visuel.
Effectivement on en aura plein les mirettes avec une scène transformée en immense grille de morpion (ou pour les plus agés, de décor de "L'académie des 9" relooké) qui s'illumine de toutes les couleurs et réfléchit des animations particulièrement réussies.
Pas aussi démesuré que les pyramides de Daft Punk mais assurément impressionant.



Etienne est au centre du décor et a trois machines devant lui, et joue des versions remixées de ses classiques "Am I wrong", "Fast Track/Someone like you" (quel kiff perso d'entendre la voix de Camille aussi fort) et bien sûr "Prix choc" dont il ne garde que quelques gimmicks de ses fameux "Superdiscount".
Des esprits chagrins pouvaient s'interroger sur la pertinence de booker en 2009 d'un des parrains de la French Touch des 90's, cet excellent set répond de la plus belle des manières et faisant danser et chavirer de bonheur des milliers de festivaliers.

A l'heure du bilan de cette édition, souvent critiquée et denigrée avant même qu'elle ne commence, si tout le monde est unanime sur l'inadaptation de l'endroit et du son indigne de certains concerts, on ne pourra en tout cas pas blâmer les artistes pour la plupart à la hauteur de l'évènement et le public malgré tout fidèle, prêt à rempiler l'an prochain si les organisateurs retrouvent un lieu adéquat.

26 sept. 2009

Marsatac 2009 (2/3)

Vendredi 25 Septembre 2009, Dock des suds

Deuxième soir placé sous le signe du hip hop et assimilés, ce vendredi au Docks a eu comme souvent son lot de bonnes surprises contrebalançant les (prévisibles) déceptions.

J'arrive à la fin des sets de Poly Rhytmo et de Molecule, et ne reste pas longtemps devant Raekwon qui comme beaucoup de têtes d'affiche rap ramène un max de public wu-wearisé et indulgent mais livre un début de set sans prise de risques, avec principalement des classiques du Wu Tang circa 93 alors qu'il vient de sortir un album solo plutôt bon.
Pas franchement un problème en soi, on ne se lasse jamais vraiment d'entonner un bon vieux "Can't it be so simple" ou "C.R.E.A.M" les bras levés mais sur scène c'est assez monotone et, plus grave à mon goût, l'absence de balance trop souvent déplorée chez ces poids lourds du son US donne encore une fois un son bâclé où les voix sont saturées et les instrus se devinent plus qu'elle ne font vibrer.

Sans regret, direction la petite scène pour enfin revoir General Elektriks dont le premier passage à Marseille (2004 en première partie de Buck 65) ne m'avait pas plus convaincu que ça mais dont le dernier disque matraqué par Nova regorge de tubes potentiellement redoutables sur scène.
Et effectivement c'est encore mieux en live, même avec l'acoustique et la ventilation discutable de la salle.
Du funk poppisant redoutable et fédérateur joué dans la bonne humeur, avec une énergie communicative et une science du groove qui en a impressionné plus d'un.
Sa reprise de Grandmaster Flash couplée à Gainsbourg, ses propres "Tu m'intrigues", "Raid the radio", "David Lynch Moments" sont autant de séquences frôlant la perfection et redonnent espoir pour la suite de la soirée.

Remplaçant au pied levé les Mighty Underdogs, les Delinquent Habits sont venus bouteille à la main rappeler d'excellents souvenirs aux amateurs de rap old school avec leurs hits aux accents latinos avec samples Mariachis et beats qui claquent, "Tres deliquentes" en tête.
Des flows musclés et une grosse, grosse ambiance, cette fois servie par un son irréprochable.

Toujours sur la grande scène les Beat Torrent cartonnent avec une formule pourtant bien éculée, des mash-up techniquement bien fichus avec des visuels raccords, mais sans atteindre la vulgarité d'un Dj Zebra on est loin des bacchanales plus pointues des 2 Many Dj's ou Hollertronix.
Ici c'est une grosse artillerie des plus prévisibles et racoleuses qui lassent assez vite.

Le set de l'autre coté de Krazy Baldhead était nettement plus stimulant mais pas évident à décrire, il ne se passe rien sur scène, un gars devant son laptop, mais les sonorités entre electro épileptique et hip hop déstructuré nous régalent avant le bouquet final.

Buraka Som Sistema clôturent vers 3h du mat avec un concert épique, physique, presque orgasmique, transgressant largement ce que leur disque inégal pouvait laisser attendre.
Deux rappeurs survoltés, un batteur et un percussionnistes aussi déchaînés que le dj et, après quelques morceaux déjà dantesques, une chanteuse incroyable qui renverrait presque M.I.A à la maison de retraite tant elle déploie une sensualité et une rage irrésistibles.


Leur musique à ce qu'on en a lu c'est du Kuduro, genre hybride qui puise autant dans le baile funk que la soca, l'euro dance ou le hard rock (!), c'est totalement débridé et rend autant maboul les mecs que les nanas, invitées à monter sur scène à se lâcher sur ce que l'on peut dores et déjà considérer comme un des live les plus monstrueux de l'année.

Marsatac 2009 (1/3)

Jeudi 24 Octobre 2009, Dock des suds

Arrivé trop tard pour Mix Up Beyrouth (unanimement décrite comme intéressante mais inaudible) le premier soir commence pour moi avec le toujours instable Rachid Taha, pour qui j'ai beaucoup d'estime sur disque et comme personnage.


Comme lors de son précédent passage à la Fiesta, il faut faire abstraction de son coté bourré/déchiré pour apprécier sa performance rock'n'roll dont seules les transitions vaguement politiques tombant à plat peuvent désarçonner.


Musicalement c'est encore un beau moment entre punk et musique Arabe, avec quelques titres qui m'étaient inconnus, et des titres plus familiers.


L'évènement pour beaucoup c'était la présence du classieux Mick Jones des Clash dont le premier riff qui arrive à me refaire surkiffer Should I stay or should I go pourtant un de leurs morceaux que j'aime le moins.


C'est évidement avec "Rock El Casbah" après le rappel qu'on aura les frissons plus intenses nés de cette collaboration.


Avant ça, l'autre invité, outre Rodolphe Burger qui a ouvert la soirée, est une surprise, Orelsan, le jeunôt maladroit qui s'est attiré une cabale assez pathétique en début d'année est ici chez lui, rappant avec une belle présence sur le hélas toujours pertinent "Voilà voilà (qu'ça recommence)", hypnotique à souhait.

Beaucoup de plaisir également à entendre, sourire et danser sur "Ecoute-moi Camarade" jusque là pas encore goutée en live.


La suite est moins heureuse, le groupe Y.A.S. fait vraiment figure de pétard mouillé, le disque n'était déjà pas bien folichon mais alors le concert, vraiment bof.

Mirwais a beau avoir eu des éclairs de génie avec Taxi Girl et Madonna par le passé, il semble s'être fourvoyé dans ce projet dont l'unique intérêt est pour la gente masculine ou lesbienne la plastique (assez troublante il faut bien l'avouer) de la Libanaise Yasmine, elle n'a pas une voix désagréable non plus mais les chansons putassières et sans imagination qu'elle s'efforce d'accompagner de poses aguicheuses vident rapidement la salle et génèrent commentaires au mieux moqueurs au pire sexistes et lapidaires.


Il aurait été peut être plus pertinent de programmer Speed Caravan dont la moitié de set, que je me suis autorisé à voir en pensant aux heures de sommeil qu'il va me manquer pour assurer le boulot et les deux autres soirs, était pas mal du tout.

Une proposition de rock/groove instrumental oriental des plus séduisantes où le leader se révèle un virtuose de l'Oud et le groupe qui l'accompagne des musiciens hors pair.

23 sept. 2009

Emission du 23 Septembre 2009 (speciale Marsatac)

SPEED CARAVAN "Kalashnik love"
RACHID TAHA "Rock El Casbah"
Y.A.S. "Get It Right"
BURAKA SOM SISTEMA "Sound of Kuduro" (ft M.I.A.)
DELINQUENT HABITS "Tres deliquentes"
RAEKWON "Penitentiary" (ft Ghostface)
GENERAL ELEKTRIKS "David Lynch Moments"
WE HAVE BAND "You Came Out"
FELIX DA HOUSECAT "We All Wanna Be Prince"
AU REVOIR SIMONE "Another Likely Story" (Aeroplane Remix)
BATTANT "Radio Rod"
ART BRUT "DC Comics And Chocolate Milkshake"

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16 sept. 2009

Emission du 16 Septembre 2009

THE PAINS OF BEING PURE AT HEART "Higher Than The Stars"
THE CRIBS "We Share The Sames Skies"
IMOGEN HEAP "Swoon"
JOAN AS POLICE WOMAN "Overprotected"
THE XX "Basic space"
MASSIVE ATTACK "Splitting the Atom (ft. Horace Andy)
HORACE ANDY & ALPHA "Believer"
YACHT "Psychic City" (Classixx Remix)
CLASSIXX "I'll Get You" (ft. Jeppe)
CALVIN HARRIS "Stars Come Out"
FEVER RAY "Seven" (Crookers remix)
BOYS NOIZE "Jeffer" (Para One remix)

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La semaine prochaine : émission spéciale autour du festival Marsatac

9 sept. 2009

Emission du 9 Septembre 2009

DIZZEE RASCAL "Holiday" (ft Chrome)
SIMIAN MOBILE DISCO "Off The Map" (ft Jamie Lidell)
NNEKA "Heartbeat" (Chase & Status We Just Bought A Guitar remix)
THE BIG PINK "Velvet"
GIRLS "Lust for life"
BAD LIEUTENANT "Sink Or Swim"
DATAROCK "True stories"
GET BACK GUINOZZI "Police and thieves"
JAMIE T "Chaka Demus"
CHAKA DEMUS & PLIERS "Murder she wrote"
ANTIPOP CONSORTIUM "NY to Tokyo" (ft Roots Manuva)
THE NEXTMEN "The Lion's Den" (Ft Ms. Dynamite & Andy Cato)
WASHED OUT "Feel It All Around"
FUCK BUTTONS "Surf solar"

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2 sept. 2009

Emission du 2 Septembre 2009

KINGS OF CONVENIENCE "Boat Behind"
AIR "Sing Sang Sung"
TAKEN BY TREES "Watch The Waves"
JJ "Ecstasy"
THE XX "Crystalised"
DAVID BOWIE "Cat People"
THE RAVEONETTES "Suicide"
THE BIG PINK "Dominos"
MARINA & SOKO "Mum"
CLASSIXX "I'll Get You" (feat. Jeppe)
FRANKMUSIK "When You're Around"
AMANDA BLANK "Big Heavy"
EVE vs BENGA "Me N My"

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29 juil. 2009

Petit mix en attendant la rentrée

AMANDA BLANK "Make it take it"
YUKSEK "Away from the sea" (The Twelves remix)
HOLY GHOST "I will come back"
SIMIAN MOBILE DISCO "Cruel intentions" (ft Beth Ditto)
AGORIA "Solarized" (ft Scalde)
CALVIN HARRIS "Ready For The Weekend" (High Contrast Remix)
ALESHA DIXON "The Boy Does Nothing" (Crazy Cousinz Remix)
DAN THE AUTOMATOR "Rapper's Delightz" (Van She Tech remix)
NNEKA "Heartbeat" (Chase & Status Remix)
RITON & PRIMARY 1 "Who's There"
VITALIC "Your disco song"
TIGA "Beep beep beep" (Soulwax edit)
SIMIAN MOBILE DISCO "Bad Blood" (ft. Alexis Taylor)
BACHELORETTE "Mindwrap"
EBONY BONES "When it rains"
JJ "From Africa To Málaga"
JACK PENATE "Tonight's today"

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Retour de l'émission prévu le 26 Août.

24 juil. 2009

Franz Ferdinand + The Ting Tings

Arènes de Nimes, 21 Juillet 2009

Un peu perdu l'habitude d'aller à de gros concerts et qui en plus nécessitent de quitter Marseille, mais une fois n'est pas coutume, étant inconditionnel du groupe en tête d'affiche, je n'ai pas hésité une seconde.

Arrivé trop tard pour The Dodoz (qui sonnaient assez noisy de l'extérieur), la soirée commence les New Yorkais de The Virgins.

Strictement aucun souvenir de la seule écoute de leur album, si ce n'est l'agréable single "Rich girls", ce n'est pas l'épreuve de la scène qui les rendra plus mémorables.

Pas tant pour le coté poseur branleur qui a l'air de plaire aux pré-pubères des premiers rangs, mais d'avantage pour l'absence de mélodies vraiment marquantes, une voix assez quelconque et des emprunts assez lourds aux Strokes et aux Stones, un concentré de vide qui ne décolle jamais.

La suite par contre est une excellente surprise.

Les Ting Tings c'est déjà bien sur disque, leur album "We started nothing" ("On a rien inventé", joli pied de nez qu'on attendrait plus des puceaux précédents) est une mine de tubes frais et dansants qui tient mieux la route que bien des disques dits plus sérieux de l'an dernier.

En concert c'est encore mieux, ils ont beau n'être que deux, ils occupent intelligemment l'espace et adaptent très efficacement leurs morceaux pour une assistance qui aura du mal à rester assise.

Les chanceux dans la fosse apprécient les riffs de guitares funky et les danses frénétiques de la piquante Katie White et ne peuvent que s'incliner devant le tour de force du batteur Jules De Martino qui manie également claviers et sampler.

Des les premiers minutes leur complicité avec le public fait plaisir à voir et à entendre, comme ce petit speech lu par la chanteuse qui annonce avoir un français "merdique" et qu'elle allait nous faire danser comme des "ouf".

Chaque titre a son lot de gimmicks et de refrains accrocheurs, avec une puissance décuplée par rapport au cd.



L'enchaînement "We walk"/"Great DJ" du départ donne bien le ton d'un set festif absolument parfait dans le genre.

L'ambiance est idéalement chauffée pour les Ecossais que je n'avais pas revu depuis début 2005, lors de leur unique et improbable passage à Marseille, à la fac de Luminy et organisé par les suce-roues d'NRJ;

Leur premier concert vu d'eux, aux Eurockéennes de Belfort en 2004 reste un de mes plus forts souvenirs de festival et voir ce très large public me fait d'autant plus regretter que leur tourneur n'ait pas jugé bon de les faire jouer au moins une fois dans le coin.

Bref, joie non dissimulé de danser une bonne heure et demie sur les tubes de leurs trois albums, avec la confirmation que la classe et l'energie des débuts sont intacts.

"Nous sommes les Franz Ferdinand et nous allons vous faire kiffer" annonce goguenard le fringant Alex Kapranos et c'est le pied d'entrée avec le récent "No you girls" enchaîné avec l'incandescent "This fire" et l'énorme "Do you want to".

Ca fait même pas dix minutes qu'ils ont démarré que l'hystérie envahit la fosse et les gradins et, mis à part quelques titres relativement calmes comme "Auf achse" ou "Walk away", le rythme entre classiques et nouveautés est rondement mené.

On peut déplorer l'impasse sur le deuxième disque, j'aurais vraiment aimé pour ma part un petit "I'm your villain" ou "You're the reason why I am leaving" mais c'est vraiment là le seul bémol que j'avancerais.

Les nouveaux titres parfois décriés par les allergiques aux synthés sont aussi remuants que les plus vieux titres, la montée de "Ulysses" ou le groove presque glam de "What she came for" passent vraiment bien en live.

"Turn it on" et "Can't stop feeling" sont autant d'uppercuts qui scotchent dès les premières mesures mais la surprise qui en aura dérouté plus d'un, c'est le final "Lucid dreams".

Déjà alambiqué sur album, il marque une certaine rupture avec le rock immédiat d'un "Take me out" (toujours aussi redoutable au passage), passant de la danse à la transe avec une très longue boucle électro hypnotique que ne renierait pas un Nathan Fake.

Une fin qui interroge sur leur prochaine évolution sonique mais il reste une constante, ce groupe aux débuts fracassants donne toujours autant de plaisir à voir et à entendre, et a même tendance à se bonifier avec le temps.

9 juil. 2009

Tante Hortense + Ottilie

Paradox, 8 Juillet 2009

La chanson Française, nouvelle scène ou pas, et moi ça fait souvent deux, mais quelques exceptions dérogent à la règle et le label des Disques Bien en fait partie.

Sur la foi du souvenir d'une bonne soirée il y a quelques années avec David Scrima entre autres, c'est avec plaisir que je revois Tante Hortense dans cette salle intimiste du Paradox qui a la bonne idée de continuer à proposer des concerts en Juillet.
Ce que j'écrivais à l'époque vaut toujours aujourd'hui, si vous aimez les débuts de Mathieu Boogaerts et Katerine c'est vraiment un artiste à suivre, un barbu pas du tout barbant idéalement entouré de musiciens faussement nonchalants.

"Le bus 531" (très Pierre Vassiliu), "Amusante promenade", "L'âne (au-dessus de la femme)", extraits du récent "Plus cher" sont autant de pépites entre pop, folk et bossa nova qui donnent le sourire et font gentiment dodeliner.
Des mélodies toutes simples mais loin d'être simplistes sur lesquelles viennent se greffer de nombreux détails et beaucoup d'idées d'instrumentation, d'une simple flûte à un intermède à la scie aussi noisy que incongru.
Le public présent, souriant et conquis aura évidement droit à un rappel haut en couleurs.

Le second concert commence un chouïa trop tard (minuit en milieu de semaine, dur dur) pour être aussi attentif mais la charmante Ottilie saura nous faire rester avec un concert plein d'entrain.

Pas nécessairement des textes auquel j'accroche mais une voix agréable et un goût pour l'expérimentation assez poussé.
La manière très discrète qu'elle a d'utiliser sa pédale samples couplée à un batteur/percussionniste aussi à l'aise avec un djeumbé qu'une machine à écrire aboutissent à un set beaucoup plus riche qu'il n'y parait au départ.
Le morceau où elle répète "Un rêve, une étreinte" avec tous ces sons qui s'accumulent crescendo est assez impressionnant.
J'ai pour ma part préféré les morceaux où elle est à l'accordéon qu'à la guitare mais le moins que l'on puisse dire c'est que l'ensemble était généreux et peu convenu.

24 juin 2009

Emission du 24 Juin 2009

FELIX DA HOUSECAT "Elvi$"
CODEBREAKER "Follow Me" (The Juan Maclean Remix)
FEVER RAY "Triangle Walks" (Rex The Dog remix)
SALLY SHAPIRO "Miracle"
THE GOSSIP "Love Long Distance"
NOUVELLE VAGUE "Blister In The Sun"
DISCOVERY "Orange shirt"
CLIPSE "I'm Good" (ft. Pharrell)
JAY-Z "D.O.A. (Death Of Autotune)"
BUSDRIVER "Me - Time (With The Pulmonary Palimpsest)"
TERRY LYNN & JOHAN HUGO "Jamaican Girls"

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10 juin 2009

Emission du 10 Juin 2009

LITTLE BOOTS "New in town"
THE COCKNBULLKID "Clean Apart"
PEACHES "Lose you"
COCOROSIE "Happy Eyez"
RAINBOW ARABIA "Kabukimono"
FRANZ FERDINAND "No You Girls" (Trentemoller Remix)
THE GOSSIP "Dimestore Diamond"
EBONY BONES "The muzik"
SMOOVE AND TURELL "You Don't Know"
NAOMI SHELTON & THE GOSPEL QUEENS "What Have You Done"
BUSDRIVER "Me - Time (With The Pulmonary Palimpsest)"
MOS DEF "Auditiorium" (Ft. Slick Rick)
EMPEROR MACHINE "You clapper"

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3 juin 2009

Selection du 3 Juin 2009

FLORENCE AND THE MACHINE "You've got the love"
NOISETTES "Never forget you"
PETER BJORN AND JOHN "If it don't move me"
DARK NIGHT OF THE SOUL "Little girl" (ft. Julian Casablancas)
NAIVE NEW BEATERS "Live good"
DATA "One in a million"
FAZE ACTION "I wanna dancer"
PHOENIX "Liztomania" (Holy Ghost! Love Paris remix)
SEBASTIEN TELLIER "Kilometer" (Aeroplane Italo 84 remix)
DJ HELL "U can dance" (ft Brian Ferry)
THE FIELD "Everybody's got to learn sometimes"
MAJOR LAZER "Hold the line"
EBONY BONES "The muzik" (Lacrate remix)
BOY BETTER KNOW "Too many man"
BASHY "Who wants to be a millionaire"

Télécharger le mix

30 mai 2009

Selection du 27 Mai 2009

Pour une raison qui m'échappe Blogger a supprimé le post où figurait le mix de la semaine, que je vous propose néanmoins de télécharger ICI.

Si c'est amené à se reproduire, je pense que je serai obligé de migrer le site vers une autre plate-forme.

Par ailleurs, des soucis techniques et d'emploi du temps indépendants de ma volonté m'empêchent d'assurer l'émission au rythme hebdomadaire habituel mais j'espère pouvoir la continuer aussi longtemps que possible.

Merci de votre fidélité et à très vite.
Sami

NLF3 + Hypo&EDH + Andromakers

Embobineuse, 29 Mai 2009.

Affiche exclusivement Française cette fois mais toujours underground et d'un éclectisme de bon aloi pour cette pénultième soirée proposée par In The Garage.

C'est naturellement à l'Embobineuse que ça se passe avec trois groupes bien distincs les uns des autres.

Les transitions plateau très Mutant disco sont assurées par le dj Why Am I Mister Pink, déjà présent le premier soir et chargé de pallier à l'annulation de dernière minute de Lu&nl.


Le duo qui ouvre la soirée c'est Andromakers, deux jeunes Aixoises d'origine qui après s'être rencontrées dans un groupe de métal (!) font de la synth pop intimiste à la Au Revoir Simone.

Contrairement à ce que les titres de leur démo laissaient supposer Nadège est la seule à chanter ce soir, tout en jouant du clavier et du xylophone comme sa complice Lucille qui distille également des sons avec son laptop.

Pour qui aime les ambiances cotonneuses et éthérées des New Yorkaises précitées c'est très plaisant, plutôt bien composé malgré quelques emprunts très appuyés, et au niveau voix c'est plus que séduisant, on pense parfois aux envolées emphatiques d'une Jenny Wilson.

Quelques bémols cependant , des fins de morceaux assez abruptes, une reprise couci-couça des Smiths ("There is a light that never goes out" bien trop prise à la légère) et puis, plus flatteur pour les demoiselles, cela nous a paru bien court.

En tout cas c'est une découverte locale à suivre, prometteuse dans un créneau peu représenté dans le sud.

Hypo & EDH suivent, un duo mixte Parisien nettement plus difficile à suivre avec un set electro au départ minimal puis assez agressif, parfois dansant mais le plus souvent déroutant.

Coté plus, une maîtrise du mix indéniable avec des sons triturés à l'envi et enchaînés sans répit comme une course contre la montre avant l'apocalypse.

J'accroche moins au chant tristoune et assez monotone de la miss souvent à contre-temps des beats il est vrai très jusqueboutistes du producteur.

Dernier groupe et tête d'affiche du soir, NLF3 activistes de longue date qui m'étaient jusqu'à ce soir uniquement connus de nom.

Si leur nom peut faire penser à tort à une formation jazz, leur musique est résolument rock, post rock ou krautrock selon les titres qui évoquent tour à tour Tortoise, Battles ou Pram.

Pas forcément un genre que j'affectionne sur disque mais sur scène ça fonctionne bien, c'est souvent mélodique et pas trop tiré par les cheveux malgré l'inévitable coté intello de ce genre de groupe.

Ils chantonnent parfois des "la la la" et cognent des cowbells sans pour autant que ce soit super remuant mais dans l'ensemble j'ai bien apprécié.

28 mai 2009

Mahjongg + Rainbow Arabia

27 Mai 2009, La Bergerie.

Le festival B-Side continue sa programmation impeccable avec ce soir deux groupes étonnants et détonants, qui plus est dans un endroit inhabituel.


Rendez vous est donné à La Bergerie, une galerie d'art au design entre épure et vintage, étonnamment bien insonorisée et propre (seuls ceux qui se sont pris la gueule contre la porte vitrée ont moyennement apprécié).

Pas autant de monde qu'à la soirée d'ouverture mais entre le concert de Lightning Bolt d'un coté et la finale de Champions League de l'autre c'était prévisible.

On aura en tout cas rarement autant pensé que les absents ont toujours tort, tant la qualité de la soirée se dispute avec l'audace des programmatrices.

Après quelques bonnes sélections de Dj Gantelmi (Jon Spencer, Dj Shadow, Devo, et même Marie Et Les Garçons, peut être une dédicace aux fatigués qui trustent la banquette) place au duo Rainbow Arabia pour une demi heure complètement dingo.

Danny et Tiffany Preston forment un couple de multi instrumentistes surprenant, jouant principalement de claviers pour le monsieur au chapeau improbable et de percussions pour madame qui assure le chant.

Un timbre bien particulier, qui m'a parfois fait penser aux voix asiatiques de chez Blonde Redhead et Dengue Fever mais en fait la miss m'assurera après qu'elle a des origines Mexicaines et Polonaises (!).

Musicalement difficile à résumer mais très facile d'accès pour qui aime le groove dans toutes ses formes, un mélange de punk DIY, d'afro beat, d'electro cheap jovial et inventif, tellement bien fait qu'on trouvera la prestation bien trop courte à notre goût.

Avec quelques tubes évidents ("Omar K", "Kabukimono") des transitions bien dépaysantes entre les morceaux et un décorum tropical qui donne clairement envie de vacances, ça commence très fort.

Mahjongg étaient déjà passé à Marseille à l'automne dernier, je m'étais un peu mordu les doigts de les avoir raté après coup.

Leur musique est tout aussi riche mais encore plus dansante et tient dans ses meilleurs moments de la folie furieuse qui anime les Chk Chk Chk.

Soit une certaine idée du punk funk ambiance fin du monde totalement débridé, un vacarme hypnotique, une transe encore plus impossible à étiqueter.

Le quatuor de Chicago , trois forces de la nature aux claviers ou machines plus un incroyable batteur, semble incontrôlable et infatigable et affole les sens comme peu.

Si les moins curieux (ou plus rationnels c'est selon) sont rapidement déroutés, les premiers rangs sont totalement déchainés, épuisés et conquis, ahuris d'une telle débauche d'énergie.

Une baffe de plus à mettre au crédit de In The Garage à qui nos hanches disent mille fois merci.